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ECO CHAOS

Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 02:03

Communauté : Ecologie Développement Durable

Moment d'effroi profond, de peur et de tristesse ce jeudi soir. Je suis resté cloué devant ce documentaire de la BBC diffusé dans le cadre de l'excellente émission de reportage Infrarouge qui suit Envoyé Spécial. Le doc s'appelle « un avenir sans soleil » et il est heureusement disponible sur internet. J'imagine qu'il est évidemment illégal de diffuser un tel film sans l'autorisation de ses auteurs mais en l'occurrence il est nécessaire qu'un maximum de gens le voie.


Grosso modo il expose 2 phénomènes dont les climatologues sont en train de prendre tout doucement la juste mesure. Il s'agit du réchauffement climatique résultant des émanations de CO2 et de méthane et qui est bien connu de tous et d'un phénomène inverse qui est l'assombrissement de la terre sous l'effet des particules solides engendrées par la pollution et qui contribue à refroidir l'atmosphère. Les 2 phénomènes se compensent donc sur le papier.


Dans le cas de l'assombrissement, les particules en suspension dans l'air agglomèrent les gouttes d'eau des nuages et renvoient une partie du rayonnement solaire dans des proportions qui étaient auparavant estimées à 1%. On sait désormais qu'en fait, l'assombrissement serait plutôt de l'ordre de 10% de perte de rayonnement solaire dans des zones pourtant aussi éloignées des centres industriels que les Maldives*. Le drame est que l'assombrissement et plus facile à combattre que le réchauffement. En Europe, les efforts fournis ces 20 dernières années pour diminuer cette pollution atmosphérique ont porté leurs fruits, notamment pour ce qui est de l'amélioration des conditions de combustion des énergies fossiles. Or des liens commencent à pouvoir être fait entre ce type de dépollution, facilement mesurable, et un réchauffement climatique accéléré.


Les scientifiques qui témoignent dans ce film semblent s'apercevoir avec effroi que le phénomène parfois ancien d'assombrissement  du globe a « masqué » jusqu'ici l'ampleur du réchauffement climatique, faussant les mesure de l'impact que peuvent avoir les émissions de CO2, de méthane et des autres gaz a effet de serre. Cet effet masquant pourrait expliquer pourquoi le rythme du réchauffement actuel est supérieur à toutes les prévisions antérieures et pourrait représenter un gain de 4 degrés dès 2050 et de 10 degrés d'ici 2100 à l'échelle planétaire. Continuer d'épurer l'air de ses particules nocives en continuant d'émettre du CO2 pourrait donc aggraver la situation.


S'ajoutent à cela des effets de cercle vicieux qui commencent à être bien connu et vous avez tous les ingrédient d'un film apocalyptique, sauf que là c'est du sérieux. Un réchauffement climatique brutal entraînerait au niveau des zones tropicales et équatoriales la destruction des forêts qui sont le poumon vert de la planète pendant qu'au niveau des pôles, le méthane libéré dans l'atmosphère par les glaces en fonte représenterait l'équivalent de l'ensemble des réserves de charbon, de pétrole et de gaz en terme d'impact. Ajoutez à cela les modifications de la salinité des océans qui ravagerais l'écosystème sous marin et 2-3 autres joyeusetés et la catastrophe est à nos portes.


Le plus terrible en regardant ce film, c'est qu'on se prend à espérer que ces scientifiques se trompent ou oublient de prendre en compte un autre effet compensateur qui nous sauverait la mise. Heureusement, les scientifiques se trompent toujours, malheureusement nous n'avons pas d'autres boussoles à laquelle nous fier. Je vous laisse imaginer les conséquences pour les sociétés et les cultures humaines.





Juste avant cette émission, je regardais religieusement un autre documentaire, sur Arte, consacré à cet immense intellectuel et ethnologue qu'est Claude Levi Stauss. L'inventeur centenaire du structuralisme y délivra quelques phrases qui raisonnent bizarrement après avoir vu ce documentaire complètement déprimant. Cet homme qui a passé sa vie de scientifique à étudier avec respect et fascination les mythes et les modes de vies des populations « primitives » se dit peu à l'aise dans son époque car il sais que nous aurions beaucoup à apprendre de certaines de ces sociétés qui nous avons pour certaines exterminées mais il sais aussi que nous en sommes culturellement incapables pour l'instant ce qui en fait un pessimiste convaincu (convaincu de l'utilité d'être pessimiste car c'est le seul moyen d'évoluer). Il eut à un moment ces mot prophétiques que je vous retransmet sans en respecter la lettre : « L'homme dans son environnement aujourd'hui pourrait devenir comme ces vers qui se développent dans les sacs de farine et qui meurent intoxiqué par leur propres toxines avant même d'avoir consommé toutes les ressources disponibles ».


On a encore rien vu du XXIème siècle...


*Les conséquences intrinsèques de ce phénomène sont graves, notamment sur les cycles de pluies tropicale qu'on appelles les moussons et qui concernent la moitié de la population de la planète qui est situé dans les zones concernées (Asie du sud est, Indonésie, sahel). Ces particules en suspension sont également à l'origine de nombreuses affections respiratoires dans les zones ou elles sont le plus présentes.

Par Roquettesyntaxe - Publié dans : ECO CHAOS
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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /2008 10:33

Communauté : Ecologie Développement Durable
D’entrée, on est calmé par le speech de l’animateur qui évoque la désertification en cours du sud de l’Espagne. C’est en fait tout le sud de l’Europe qui va être confronté aux problèmes du manque d’eau potable de la même manière que ces problématiques touchent des régions développées comme le Texas ou la Californie. D’ici 50 ans, il devrait y avoir 500 millions de personnes réparties sur le littoral Méditerranéen. De quoi se poser des questions sur la manière de produire de l’eau douce pour tous ces gens sans déséquilibrer les cycles naturels.

Voici un film diffusé par Arte en juin 2008 et qui fait le point sur les solutions envisagées et les limites rencontrées du coté de Marseille et de la côte d’Azur. Des solutions ont été proposées pour capter les sources sous marines qui débouchent un peu partout sur le rivage méditerranéen, notamment à Port Miou, mais le système n’est pas encore au point : trop d’intrusion d’eau salée dans celle captée à la source et un coût trop élevé par rapport aux forages traditionnels depuis la terre ferme. Les spéculations des hydrologues se reportent donc sur des solutions plus traditionnelles pour optimiser les ressources existantes.

La dernière partie du reportage fais un zoom sur Barcelone, ou les problèmes d’eau potables sont plus aigus puisqu’en période de sécheresse, la métropole catalane est alimentée par des bateaux citerne venus de Marseille. La question du dessalement est finalement abordée en fin de reportage comme la solution par défaut la plus simple en cas de manque d’eau. Mais cette « solution » est transitoire comme toutes les solutions de ce genre car elle soulève d’autres questions environnementales qui ne pourront pas être éludées très longtemps.







Pour aller plus loin voir aussi le film projeté lors de cette même soirée Théma "Qui peut sauver la planète Terre?"
Par Facts Only Agency - Publié dans : ECO CHAOS
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /2008 16:44

Communauté : Ecologie Développement Durable
Voici un film indispensable diffusé par la très sainte chaîne ARTE le 10 juin dernier et qui mériterait à elle seule qu’on paye tous sans rechigner notre redevance télévisuelle.

Il prend la forme d'un panorama forcément simplifié mais tellement indispensable produit par le National Géographic pour la chaîne de TV publique allemande ZDF qui convoque les plus grands spécialistes pour dresser un bilan de santé d’une planète qui risque de sérieusement vriller au cours du siècle qui commence. Le reportage part d’une étude globale menée par les universités de Yale et de Columbia qui dresse les grandes lignes de l’état environnementale de la planète et des dynamiques en cours, et ça fait franchement froid dans le dos.

Le film met notamment en avant le risque de rupture de mécanismes naturels qui jusqu’ici compensaient les effets de l’activité humaine, ruptures qui risquent d’accélérer le processus et de générer des catastrophes d’ampleur inattendues, du type de celles qui ont amenées à la disparition des dinosaures.

 "Nous arrivons trop vite dans le virage. Le seul choix qui nous reste, c'est d'aller dans le fossé les yeux ouverts ou fermés", résume le glaciologue suisse Wilfried Haeberli.

Voici quelques données extraites du film sur ce qui nous attend :

- Sur la hausse de 0,8 degrés constatés depuis le début de l’ère industrielle, 0,5 degré de hausse sont à mettre sur le compte des activités humaines.
 - Si les rejets de CO2 continuent au même rythme, la température pourrait croître de 5 degrés d’ici la fin du siècle alors que les rejets sont actuellement en augmentation.
- En 2100, la France connaitra des températures maximales de 50 degrés, l’intérieur du pays sera frappé par de terribles sécheresses avec des risques aggravés d’incendies, surtout sur le pourtour méditerranéen.
- Les tempêtes et les raz de marée augmenteront en fréquence et en puissance sur tout le nord ouest de l’Europe (Allemagne, France, Royaume-Uni, Pays Bas…) mais l’Europe centrale ne sera pas épargnée.
- En arctique, la calotte glacière diminue plus vite que le pire des scénarios calculés à ce jour par les scientifiques. Le passage du Nord-Ouest au Canada sera ouvert à la circulation maritime dès 2070.
- Les océans accumulent de plus en plus de CO2 ce qui contribue à leur acidification et menace les coraux et la majorité des espèces marines.
- La fonte prématurée des neiges et celle des glaciers provoquera des baisse de niveau des fleuves en été ce qui, entre autres conséquences, rendra les centrales nucléaires de Rhin et du Rhône inopérantes.

Et pourtant, l’énergie ne manque pas : Il suffirait de recouvrir une portion du Sahara grande comme la Suisse avec des panneaux solaires pour produire de quoi alimenter le monde entier en électricité.







Et voici la vidéo du débat qui a suivi ces reportages. Très intéressant également et très dense en informations pour de remonter (un peu) le moral et savoir ce qui peut encore être fait avec beaucoup de détermination et d’énergie (renouvelable) :





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Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /2008 00:23

Communauté : Media - Actualité générale

Envoyé Spécial, France 2, le 17 avril 2008 : visionnage du reportage « Pour quelques Barils de plus ».

Ce reportage nous emmène en Alberta, une province du Canada ou l’on trouve le second gisement mondial de pétrole après celui de l’Arabie Saoudite. Ce gisement n’a pas encore été exploité car le pétrole y est sous forme de sables bitumineux, soit du pétrole visqueux mêlé à du sable. Son exploitation n’est rentable qu’a la condition que le prix du baril soit élevé, ce qui est le cas en ce moment avec  115 dollars.

Ces milliards de barils permettront sans aucun doute de repousser le Peak Oil, le point de décrue de production de pétrole, mais avec un coût écologique si effarant qu’il fait plus penser à une fuite en avant qu’à une solution durable.

Une catastrophe écologique majeure:

Pour extraire le pétrole, il faut le chauffer et donc utiliser d’énormes quantités de gaz naturel. Les forêts sous lesquelles on trouve ces gisements sont rasées, mettant à nu des paysages proprement lunaires. Les importants réseaux hydrauliques de la région s’en trouveront gravement polluée à terme à cause des rejets dans les rivières qui se stockent dans les lacs. Au détour d’une ballade en bateau dans l’immense lac Athabaska en aval des exploitations, un vieux du coin nous raconte que tous les gens qui ont essayé de boire l’eau du lac on attrapé des diarrhées carabinées. Certains cas de cancer du foie particulièrement rares (1 sur 200 000) le sont moins dans la région (3 / 1200 dans le village le plus proche) mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter d’après les compagnies pétrolières parmi lesquelles la firme Total. Les crânes d’œufs payés par les compagnies pétrolières ont pondu plein de jolis rapports pour dire qu’il était normal que de nombreux poissons meurent eux aussi de cancer et que l’impact des exploitation sur les écosystèmes est limité.

La loi oblige les pétroliers à réhabiliter les sols en remettant des sols fertile par-dessus les couches de sables stériles qui restent après le passage de ces exploitations dévoreuses d’espace. Mais les résidus pétroliers restent. Extrêmement corrosifs ils passeront dans les nappes phréatiques.

 


D’après un rapport de l’ONG canadienne Défense Environnementale remis en février au gouvernement fédéral d’Ottawa et rendu public par la Quotidien La Presse, l’ensemble des constatations de ce reportage sont confirmées par de nombreuses mesures de terrain. A cela s’ajoutent des joyeusetés telles que les pluies acides.

Enfin les émissions canadiennes de gaz à effet de serre passeront de 40 millions de tonnes aujourd’hui à 75 millions de tonnes en 2020. La moitié de cette hausse sera imputable à l’exploitation pétrolifère. Le renoncement aux objectifs du protocole de Kyoto, décidé par le gouvernement pour intégrer les émissions de cette industrie entraîne également un encouragement au laxisme après les efforts entrepris dans d’autres secteurs.

Pour bien faire comprendre l'ampleur des dégâts causés par l'extraction du pétrole bitumineux, les auteurs citent une étude du US Department of Interior qui révèle que le plus gros barrage au monde, en volume, est en Alberta: il s'agit du Syncrude Tailings Dam (540 millions de mètres cubes).

Or, ce barrage, entièrement fait de résidus provenant de l'exploitation des sables bitumineux, sert à retenir le contenu des bassins de décantations, ces boues extrêmement toxiques issues de la production pétrolière. On estime qu'elles couvrent aujourd'hui plus de 50 kilomètres carrés. "La superficie qu'occupe cette soupe toxique est rendue si grande qu'elle peut être vue à l'œil nu depuis l'espace", note le rapport, photos satellites à l'appui.

L’avantage de l’Alberta, c’est qu’elle n’est quasiment pas peuplée et pour éviter que la population se dresse contre ce massacre il suffit d’acheter ou de raconter quelques boniments aux indiens qui y habitent. Mais la grande majorité des habitants de l’Alberta sont favorables à cette ruée vers l’or noir qui tire tous les salaires à la hausse. La ville de Calgary notamment, doit son essor au pétrole de l’Alberta. Après une première période faste suite aux chocs pétroliers, la ville a connu un ralentissement de sa croissance avec le retour au pétrole bon marché dans les années 80. L’économie de la Dallas canadienne repart désormais de plus belle.

Le Canada, qui était dans les années 90 un modèle d’exploitation saine et raisonnée de ses immenses ressources naturelles à cédé à la tentation de devenir un état pétrolier avec la formidable rente qui va avec. D’après l’ONG canadienne défense environnementale, les dégâts ainsi créés sur l’environnement réduisent à néant tous les efforts réalisés depuis 15 par ce pays qui apparaissait alors comme un modèle de développement durable. Il va falloir désormais se trouver d’autres modèles.

Et pour ceux qui ont le tort de ne pas aimer lire, voici ce que cela donne dans un reportage signé Radio Canada :


Et aussi:
Le pétrole en Alberta, une vieille histoire, le dossier de Radio Canada.
Aux Etats-Unis, la direction prise semble la même avec le charbon.

N'ayez pas peur.
Par Roquettesyntaxe - Publié dans : ECO CHAOS
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /2008 23:26

Communauté : Ecologie Développement Durable

Alors que l'industrie agroalimentaire est de plus en plus montrée du doigt pour ne reculer devant aucune saloperie pour conquérir le marché des pays en développement (l’action de Nestlé en Afrique mériterait un dossier à elle toute seule), de nombreux documentaire font en ce moment beaucoup de bruit sur ce questions et donnent des raisons d'espérer en mettent en lumière les pratiques et impacts de l'agriculture d’aujourd’hui sur la faim dans le monde.

Ces films contribuent à faire passer l'idée pas très drôle à entendre que nos aliments " bon marché " font des ravages écologiques, économiques et humains dans les pays où ils sont produits et que ce problème ne trouvera d'issue qu'à travers des bouleversements radicaux des habitudes des consommateurs.

"We feed the World" contient par exemple un entretien qui vaut son pesant de cacahouètes OGM avec Peter Brabeck, PDG de Nestlé qui s’était déjà distingué par quelques citations d’un angélisme consternant du style : « Le développement durable est facile à définir : si votre arrière-grand-père, votre grand-père et vos enfants continuent à être des consommateurs fidèles de Nestlé, nous avons travaillé d’une façon durable. Et cela est le cas pour plus de 5 milliards d’êtres humains dans le monde ! » (À l’open forum de Davos en 2003)

Ce film et d'autres comme "Supersize me", "Fast Food Nation" et celui consacré récemment à la firme Monsanto ont permis d'ouvrir les portes des gros média encore bien frileux pour parler de ces problématiques de l’alimentation. Derrière ce mouvement qui constitue une véritable innovation dans le cinéma hollywoodien se trouve très souvent la signature d'une boite de production pas comme les autres: Participant Productions (http://www.participantproductions.com/), une boite de production lancée par les fondateurs du site Ebay, dans laquelle on trouve George Clooney et Al Gore et qui à permis que des films militants très différents comme « Une vérité qui dérange », « Good Night and Good Luck », « Lords of War », « Syriana » autant de films à succès qui traitent de vrais sujets tels que le traffic d'armes, la censure ou les bouleversements climatiques.

Une telle profusion de films "consernés" ne s'était plus vue en amérique depuis le renouveau hollywoodien des années 70 et son lot de films sur le Vietnam, le corruption, les travers de la société américaine et les affaires internationales.

 

Sur le net, on trouve depuis quelques temps déjà de petits films créatifs et des brulot dans l’esprit de « We feed the World » qui rencontrent un grand succès en traitant ces sujets qu’il n’est pas toujours facile de regarder en face pour notre confort de vie et pour notre conscience.

La FOA vous en a sélectionné 3 selon votre degré de sensibilité. Mais comme on est toujours en avance sur tout en France, ces films sont en anglais :

1.     1) Pour ceux qui aiment en rire et qui en pincent pour Star Wars voir : http://www.storewars.org/flash/index.html Sur la raréfaction des variétés de légumes et les ravages des pesticides.

2.     2) Pour ceux qui veulent voir la réalité en face mais qui n’aiment pas les images violentes sans pour autant détester la trilogie The Matrix voir le film d’animation bien foutu The Meatrix :http://www.themeatrix1.com/

3.     3) Enfin pour les amateurs de gore, il y a ; http://www.petatv.com/tvpopup/video.asp?video=mym2002&Player=wm&speed=_med

La dernière est à regarder plutôt loin des repas. Nous ne voulons pas être responsables d’un épandage intempestif de spaghetti sur le lino. L'acteur Alec Balwin y commente une séquence vidéo  sur les conditions de traitement des volailles des bovins et des porcs dans l'industrie. On y voit des choses que tout le monde sais et qui feraient baver d'envie docteur Mengele*. C'est un film américain pro vegan (végétariens hardcores), on n’est pas obligé d’adhérer à l’intégralité du procédé et du message mais sans aller jusqu'a arrêter de bouffer de la viande y’a de quoi réfléchir avant d’acheter des viandes sans labels fermiers, bios, rouges ou autre.

Un dernier élément qui peut donner à penser : Dans le monde, les 2 tiers des terres arables servent pour le bétail et la production d’une protéine de viande nécessite 7 fois plus d’énergie qu’une protéine végétale. Pour satisfaire la demande en viande on a donc recours aux méthodes intensives qui sont illustrées par ces films.

La bonne nouvelle dans tout cela, c'est qu'un nouveau cinéma est en train d'émerger qui prend à bras le corps ces problèmes globaux que nos générations et les suivantes vont devoir se coletiner qu'elles le veuillent ou non et que cette prise de conscience est le préalable indispensable à toute action d'envergure.

Le fait qu'il émergent grâce à internet ou à ceux qui l'on fait (les fondateurs d'Ebay notamment) n'est sans doute pas le fait du hasard. La génération concernée est la même: celle qui sait comme le scandait Gil Scott Heron que "The revolution will not be televised"

Comme dirait Bayrou "quelque chose s'est levé qui n'est pas prêt de s'arrêter"
et c'est tant mieux ainsi, parce qu'il va falloir être très inventif et énergiques pour trouver les solutions adéquates.

* NB: Dr Mengele est un médecin nazi qui faisait des expérimentations sur les juifs dans les camps de concentration de Pologne pour en étudier les applications industrielles possibles (abat-jours, savon etc.). Son personnage apparait notamment sans être nommé dans le film « Amen » de Constantin Costa Gavras (encore un bon film à voir d'ailleurs)

Par Roquettesyntaxe - Publié dans : ECO CHAOS
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Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /2008 00:17

Communauté : Ecologie Développement Durable

"Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre"

Albert Einstein


Dans tous les pays qui sont en mesure d’étudier le phénomène, les colonies d’abeilles s’effondrent depuis plusieurs années. Mesurée précisément depuis fin 2006 mais signalée par les apiculteurs depuis le milieu des années 90, cette disparition a été baptisée «colony collapse disorder» ou CCD. Aux Etats-Unis, notamment, la Floride et le Texas auraient perdu 70% de ses abeilles, la Californie entre 30 et 60 %. Le syndrome toucherait 30 états américains mais sévit aussi l'Europe, notamment en l'Italie, en France ou en Allemagne.

L'enjeu est de taille, puisque l'inactivité des abeilles remet en cause le cycle biologique des récoltes, auquel participe la pollinisation. Ces butineuses assurent souvent de manière exclusive, la pollinisation de 80% des plantes les plus répandues dans le monde et 90 variétés de fruits et légumes dont les récoltes représentent une valeur de 15 milliards de dollars par an rien qu’aux Etats-Unis.

Les explications sont multiples et sans doute toutes juste dans une certaine mesure.

Disparition des espaces à butiner, plus de pollution et général et foisonnement des pesticides, insecticides et autres produits chimiques en « cides » qui sont répandus dans la nature sont les premiers facteurs de « terrain » visés. Le séquençage récent du génome des abeilles à permis de se rendre compte que l'abeille est un insecte fragile car il lui manque un certain nombre d'enzymes détoxifiantes présentes chez d'autres insectes tels que la mouche.

Quand la dissémination de quelques arpents d’une plante génétiquement modifiée aux gènes stériles fait un scandale national, on déverse tous les jours des centaines de milliers de litres de substances chimiques destinées à tuer tel ou tel élément vivant. Ces substances ne sont pas enfermées dans les gènes de la plante et ne disparaissent donc pas à sa mort mais subsistent pendant des milliers d’années. Elles l’imprègnent ainsi que tous les éléments environnants, elles ruissellent ensuite dans l’eau et suivent son circuit jusqu'à ce qu’elles se stockent quelque part dans la terre avant de repasser dans le cycle végétal.

A ce petit jeux d’accumulation de toxiques, les espèces butineuses sont les premières touchées et spécialement les espèces sociales comme les abeilles. Une pathologie qui apparaît sur un insecte solitaire à moins de chance de se propager que dans une ruche grouillante. Le gros souci, c’est que cette rupture d’équilibre va perturber une autre dynamique essentielle, celle de la reproduction de certaines plantes qui est essentiellement assurée par le transport de pollen effectué par les abeilles.

Sur ces aspects généraux, voici une metite interview remarquable de Simon Pierre Delorme, journaliste spécialiste des abeilles diffusé par Natura Vox:


Abeille
Uploaded by supervielle

Quelques pistes scientifiques pour expliquer plus précisément le CCD :

L’hypothèse des ondes de portables :

D'après des scientifiques britanniques, les ondes des téléphones portables perturbent les abeilles.

Les abeilles pollinisatrices perdent leur sens de l'orientation à cause des radiations éléctro-magnétiques émises par les téléphones portables et autres gadgets. C'est ce qu'affirment des chercheurs de la Landau University, au Royaume-Uni.  Selon les chercheurs, les ondes des téléphones portables créent des interférences avec le système d'orientation des abeilles qui partent polliniser les champs. Résultat : lorsque ces insectes tentent de retourner à la ruche, ils se révèlent incapables de retrouver leur chemin et meurent.

L’hypothèse des ondes de téléphones portables n’est pas la seule piste d’explication à cette atteinte sans précédent. Pour certains chercheurs, "cela peut suggérer la présence d'une substance chimique ou d'une toxine à l'intérieur de la ruche" qui pourraient provenir notamment des pesticides.

L'hypothèse virale :

Une étude génétique menée par l'équipe du professeur Diana Cox-Foster, du département d'entomologie de l'université de Pennsylvanie et publiée dans la revue Science du 6 septembre 2007 a séquencé des fragments de matériel génétique prélevés dans des colonies touchées par le CCD et dans les colonies saines. Une corrélation forte est apparue entre le CCD et la présence d'un virus, le Israeli Acute Paralysis Virus (IAPV). Ce dernier est détecté dans 83,3 % des échantillons affectés par le CCD, et dans seulement 4,8 % des colonies saines."Cela ne signifie pas qu'il est la cause des mortalités, mais qu'il constitue un marqueur du CCD", explique Diana Cox-Foster. Elle va maintenant tenter d'inoculer l'IAPV à des colonies saines, et de reproduire le CCD.

Pour Laurent Gauthier, du laboratoire de pathovigilance et de développement apicole de Supagro Montpellier, l'IAPV est désormais "un candidat parmi d'autres" pour expliquer les pertes d'abeilles. Mais "les virus peuvent aussi être une conséquence, plutôt qu'une cause", de l'affaiblissement des colonies, poursuit M. Gauthier. "La question est de savoir s'il existe des facteurs de déséquilibre, favorisant la prolifération de ces pathogènes", affirme-t-il.

L'écroulement des défenses immunitaires:

Selon des chercheurs de l'université de Columbia, de multiples micro-organismes tels que le parasite ‘Nosema ceranae"  seraient à l'origine de la contamination. Cette infection serait le signe d'un déficit important du système immunitaire. L'explication de cet effondrement du système immunitaire pourrait se trouver dans le recours systématique des apiculteurs américains aux antibiotiques comme la terramyciine pour lutter contre la loque américaine (maladie causée par un bacille qui infecte les larves).


Documents:

Dans certaines régions de Chine, les abeilles ont disparu depuis bien longtempsRoquettesyntaxe:

Voir aussi ce point sur la situation en France ou une fragile amélioration a été constaté depuis l’interdiction des pesticides Regent et Gaucho : http://www.agrisalon.com/06-actu/article-19864.php

Et pour ceux qui n’ont pas peur de bouffer des rapports scientifiques : http://www.afssa.fr/Documents/LABO-Ra-EnqueteAbeilles.pdf

Source : silicon.fr / enviro 2B / RFI / futura sciences / observabilis

Pour poursuivre: l'entrée en vigueur du programme européen REACH

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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /2008 22:54

Communauté : Ecologie Développement Durable

Depuis 2 ans et la flambée entretenue par la crise irakienne, l’après pétrole est enfin un sujet ouvert. Février 2006 : Thierry Desmarets, le PDG de Total, confirme les chiffres donnés un peu plus tôt par le Département américain de l’énergie ; après consolidation de toutes les données mondiales disponibles, sur le nombre d’années de consommation qu’il nous reste avant d’avoir épuisé les réserves de pétrole connues à 40 ans, et celles de gaz à 65 ans… au niveau de consommation actuel. Le PDG de Total a affirmé que l’augmentation de la demande prise en compte par l’Agence internationale de l’énergie de 2% par an se traduirait rapidement par une situation difficile. A 2% annuel d’augmentation de la demande, le monde pourrait voir épuiser toutes ses ressources pétrolières et gazières aux alentours des années 2050/2055.

Il s'agit bien là d’épuisement total des réserves de pétrole et de gaz, et pas de Peak oil, qui est l’année à partir de laquelle les volumes de production commenceraient à décliner et qu’il confirme pour 2020. L’annonce du Peak provoquera vraisemblablement une crise économique et spéculative d’envergure, une flambée de prix et des modifications significatives des politiques des grand pays consommateurs pour sécuriser cette ressource devenue rare et chère.

Selon Thierry Desmarets, il est indispensable limiter cette croissance de la demande à 1%, pas plus. Pour cela il suggère de "réserver le pétrole aux activités dans lesquelles il n’est pas remplaçable pour l’instant, le transport et la pétrochimie". Autrement dit le pétrole est vraiment indispensable pour faire voler des avions, rouler des voitures et faire du plastique.

Ce perspectives se basent sur les réserves accessibles actuellement et estimées par les pétroliers et les états producteurs. Coté pétrolier, la Shell a été condamnée aux Etats-Unis pour avoir surestimé de 23% ses réserves. Coté états producteurs c’est encore plus opaque. L’Arabie Saoudite, premier producteur mondial déclare les mêmes réserves depuis plus de 20 ans tout en « sortant » 10 millions de barils par jour. Le pic de Hubert – le petit nom français du Peak Oil – pourrait donc venir plus vite que prévu. De l’autre coté il existe encore d’énormes réserves sous forme de schistes bitumineux par exemple mais leur extraction coûtera à coup sûr beaucoup plus cher que celui de la mer du nord ou du Nigeria. En gros, nous vivrons tous encore avec du pétrole mais il deviendra sans doute hors de prix dans les 30 ans qui viennent. Une chose est sûre, les conséquences de cette tension sur le pétrole redessineront demain plus encore qu’hier la physionomie générale du monde, suivies par les tensions autour d’autres matières premières en voie de raréfaction comme le Gaz, le cuivre, l’uranium etc. 

Pour vous faire une idée plus précise, la FOA vous recommande cette édition de Riposte de mai 2006 consacrée à cette problématique avec notamment Yves Cochet auteur d’un essai très bien documenté appelé « Pétrole Apocalypse ». Mais derrière ce titre alarmiste des enjeux plus complexes se dessinent avec des portes de sortie possibles… :

 

 

[ripostes] pétrole : la flambée jusqu'où ? 3/3
Uploaded by Cassandre-

Et pour resituer le contexte, voici un édition de l'excellente émission d'Arte "Le Dessous des Cartes" qui se penche sur les pespectives énergitiques jusqu'à 2030:

Sources: Le blog finance et mémoire personnelle

Voir aussi:
le canada saccage son environnement pour le pétrole
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