Vendredi 31 octobre 2008
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Voici une anecdote rapportée par
le Monde Diplomatique de novembre 2008 et qui illustre un
glissement de pouvoir des
Etats-Unis vers la
Chine à la faveur de la crise
financière et ce dès la chute des agences de crédit hypothécaire
Freddy Mac et
Fanny Mae en septembre dernier.
"L’anecdote a couru de banques en institutions financières, avant d’arriver dans les salles de presse du monde entier :
c’est sur un coup de téléphone du président chinois Hu Jintao à son
homologue américain George W. Bush que Fanny Mae et Freddie Mac, les deux spécialistes du crédit hypothécaire, ont été sauvés de la faillite, en septembre 2008 : les autorités chinoises avaient
menacé, dans le cas contraire, de ne plus acheter de bons du Trésor américain. Les Etats-Unis se seraient inclinés. Du côté de Washington, on dément. Du côté de Pékin, on se contente de sourire...
et de renvoyer aux faits : Fanny Mae et Freddie Mac ont évité la débâcle, et les prêts chinois — 595,9 milliards de dollars — ont été garantis. Apocryphe ou pas, l’histoire n’en est pas moins
symbolique des changements en cours dans la géopolitique des capitaux."
Hu
Jintao dans une de ces fresques typiquement communistes.
La Chine était déjà un banquier potentiel des Etats-Unis avec ses achats massifs de bons du trésor, c'est maintenant un banquier actif qui entend se servir de son argent comme d'un levier
politique.
Le Japon avait déjà tenu ce rôle dans les années 80 sans pour autant parvenir à s'émanciper de la tutelles américaine qui était aussi militaire et politique. La Chine fera sans doute un autre usage
de cette position de force que le Japon car les temps ont bien changé...
Par Facts Only Agency
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Publié dans : ACTU GLOBALE
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