Facts Only Agency, c'est tous les jours (ou presque), des informations brutes de décalage qui ont pour ambition d'éclairer ce que pourrait être le futur. Les catogories sont éclectiques, ce blog n'a donc pas de cohérence globale à l'image de la réalité. Le but n'est pas d'être complet mais de faire le grand écart entre rigueur historique et humour. En effet il y a aussi de la pure déconnade pour se détendre et se rappeler que nous ne sommes pas grand chose que ce soit aujourd'hui ou demain.
Les réactions des pays touchés et leurs effets selon le quotidien suisse Le
Temps :
Pendant ce temps, écrasés par la flambée des prix et menacés d'instabilité, les Etats tentent de soulager leurs consommateurs en colère. Les
recettes sont multiples. En Egypte, où les émeutes de la faim ont fait une dizaine de morts, des magasins étatiques vendent des galettes à des prix subventionnés dans les quartiers populaires. Le
pouvoir a également mobilisé les boulangeries de l'armée pour fournir du pain à bas prix. La Côte d'Ivoire a réduit la taxe à valeur ajoutée sur les vivres. L'Indonésie a aboli toutes les
restrictions à l'importation de soja. Djakarta, la capitale, avait connu les plus grandes manifestations depuis plusieurs années. Au Cameroun où 24 personnes ont été tuées, le gouvernement a
décidé de subventionner le riz. Aux Philippines et en Thaïlande, les forces armées ont été mobilisées pour surveiller les rizières et les stocks. Manille vient de voter une nouvelle loi qui punit
le marché noir de prison à vie. Le Pakistan veut réintroduire une carte de rationnement pour le blé subventionné. A Maurice, le pouvoir réfléchit à cibler son aide aux plus démunis.
Selon la Banque mondiale, 48 pays ont introduit des mesures - contrôle de prix, rationnement, abolition ou réduction des droits de douane à l'importation, restriction à l'exportation et
subvention des denrées alimentaires - pour assurer l'approvisionnement. Mais ces mesures coûtent cher. Selon la FAO, les factures des importations céréalières des pays les plus pauvres
augmenteront de 56% en 2007 -2008, après une hausse de 37% en 2006-2007. Les Etats se trouvent en effet dans l'obligation de sacrifier d'autres dépenses publiques ou encore s'endetter pour
pouvoir éviter le pire. A cet effet, Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, craint que cette crise ne fasse régresser les pays en développement d'au moins sept ans.
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