Facts Only Agency, c'est tous les jours (ou presque), des informations brutes de décalage qui ont pour ambition d'éclairer ce que pourrait être le futur. Les catogories sont éclectiques, ce blog n'a donc pas de cohérence globale à l'image de la réalité. Le but n'est pas d'être complet mais de faire le grand écart entre rigueur historique et humour. En effet il y a aussi de la pure déconnade pour se détendre et se rappeler que nous ne sommes pas grand chose que ce soit aujourd'hui ou demain.
Après la condamnation du site d’hébergement de liens « Fuzz »
par Olivier Martinez c’est Wikio.fr qui est traîné en justice par le réalisateur Olivier Dahan (« La
Môme » notamment) pour avoir repris le flux RSS du site gala.fr, grand pourvoyeur d'articles à contenu illégaux par rapport aux lois sur la vie privée.
Kylie Minogue, Olivier Dupin et Olivier Marinez, 3 personnages au départ de l'affaire qui pourrait dézinguer le web 2.0 français... avec
Emmanuel Asmar.
Ce qui est amusant, c’est qu’Olivier Dahan est défendu par le même avocat qu’Olivier Martinez, Emmanuel Asmar, un petit malin qui a visiblement flairé le bon filon.
Comme dans l’affaire qui l’a opposé à Fuzz, Emmanuel Asmar a attaqué le site en justice sans mise en demeure préalable. Sur tous ces sites, des mécanismes existent pour dénoncer des articles non-conformes aux lois en vigueur et rien n’indique que ces lien n’aurait pas été retiré par des site qui n’ont absolument aucun intérêt à persister contrairement à des magazines de caniveau du type Gala.
Dans tous les pays où Wikio est présent (France, Espagne, Italie, Allemagne, Grande-Bretagne, Etats-Unis), les demandes de retrait de
liens vers des articles jugés litigieux sont courantes, et ces articles sont immédiatement retirés, comme la loi en fait obligation.
Il n'y a qu'un seul plaideur dans le monde qui ait attaqué Wikio avant même de réclamer le retrait d'un contenu : Olivier Dahan et son avocat Emmanuel Asmar.
Maintenant, on attend que ce grande défenseur des créateurs attaque Google puisqu’il s’agit toujours de la même chose : faire passer les hébergeurs pour des éditeurs et la faire condamner contre les principes de la loi européenne de confiance en l’économie numérique (LCEN). Cet épisode judiciaire est important car il pourrait déboucher sur une nouvelle jurisprudence étant donné que l’affaire Fuzz attend encore de passer en appel et que du coté de l’hébergement de vidéos, les jugements se contredisent : ainsi Jean-Yves Lafesse a-t-il gagné contre Myspace et perdu contre Dailymotion en les attaquent sur le même terrain
Sources: 20 minutes, Kelblog, Journal du Net.
Voir aussi: Affaire Olivier Martinez: la politesse ne paye pas les frais d'avocat
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