Samedi 15 septembre 2007
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Suite au suicide de 5 employé de Peugeot sur leur lieu de travail rien que sur le site de
Mulhouse, Christian Streiff, le PDG de PSA a eu récemment quelques mots délicieux en marge de la présentation des résultats semestriels du groupe :
Il s'insurge "contre l'amalgame qui est fait pour dire que "le travail tue", je pense que cela n'a pas
de sens. C'est un manque d'humilité face à un fait que personne ne comprend". Ces commentaires, souligne-t-il, "sont en général accusateurs vis-à-vis de l'entreprise et de la hiérarchie,
et pèsent aujourd'hui très, très lourd sur le climat de nos sites et de Mulhouse en particulier". Et de continuer : "il est de notre rôle de continuer à améliorer nos conditions de
travail et la qualité de notre management". Quant aux personnes fragiles, "notre travail, c'est de (les) repérer (...), non pas pour les aider, car je crois que nous sommes incapables de
les aider, mais pour les remettre entre les mains des gens qui sont capables de les aider, les médecins". Plusieurs mesures ont en effet
déjà été prises par l'entreprise pour aider psychologiquement les salariés: numéro vert d'écoute psychologique, cellule d'assistance médico-psychologique, "cellule de réflexion".
En gros, comme l'a titré le journal La Tribune pour annoncer ce bel aveu humaniste: « Le travail
n'est pas à lui seul cause des suicides. Il faut améliorer les conditions de travail, repérer les personnes fragiles et les confier à des spécialistes. »
Tout est dit ici de l'autisme avec lequel est traité cette affaire à Peugeot, laissant
l'impression que décidément ils n'ont rien compris et que des gens sont mort pour rien. Il ne s'agit pas d'accuser Streiff, PDG fraichement arrivé, de négligence. Il ne s'agit même par de
remettre en cause le fait qu'effectivement il faut plus qu'une situation professionnelle compliquée pour en venir à se suicider.
Mais tout de même: 5 cas pour la seule usine de Mulhouse ça vaut un peu plus que "il faut continuer à améliorer les conditions de travail". Ah parce que c'était pire
avant? Parce qu'un petit aveu de dérive managériale au nom du groupe lui aurait tordu la gueule ? On ne se suicide pas uniquement à cause du travail mais lorsqu'on le fais sur son lieu
de travail on peut penser qu'il fait partie du faisceau des "raisons" qui peuvent amener des geste aussi déraisonnables. Et on est en droit d'avoir d'autres réponse que celle qui consiste à dire
qu'il faut que les suicidaires soient écarté de l'entreprise et pris en charge. Cela s'appelle mépriser son personnel et s'en laver les mains.
Par Facts Only Agency
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Publié dans : MERDE IN FRANCE
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